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4 looks à retenir du défilé Gucci Croisière 2017

02/06/2016

 

Le rendez-vous est pris : ce jeudi 2 juin, 15 heures à l’Abbaye de Westminster, au Royaume-Unis. L’invitation pour le défilé de la collection Croisière Gucci est sous la forme d’un stéréoscope coloré dont les images ne sont autres que celles de la prestigieuse Abbaye. Ça, c’est déjà marrant. Et ce n’est que le début.

 

Alessandro Michele, pour ceux qui ne le connaissent pas encore, présente aujourd’hui sa troisième collection pour la Maison italienne dont le logo, lui, ne vous est pas inconnu puisqu’on le voit bien assez sur les ceintures vendues sous le manteau au marché du coin. Il s’est déjà fait remarquer pour ses silhouettes jeunes, pimpantes et très seventies. Les alliances de couleurs et de motifs sont son fort. On pourrait même dire que son premier défilé a créé le « clash » avec le passé de la Maison.

 

Cette nouvelle collection pourrait incarner la jeunesse anglaise un brin rebelle des années soixante-dix. Je dirais même que c’est une photo instantanée retravaillée (et accentuée) de la société britannique de cette époque. Des imprimés en abondance, des mélanges de styles, des objets détournés, du nœud, du pompon, de la fanfreluche en abondance… Il a poussé le curseur de la saturation couleur à fond !  Si la femme Gucci (et l’homme aussi, car des looks masculins faisaient partie du spectacle) n’a pas une personnalité forte, alors je n’y comprends plus rien.

 

Le Directeur Artistique s’est, encore une fois, amusé et en met plein les yeux. Evidemment, on l’aime bien cet Alessandro, car tout est dans l’humour et la gaieté. C’est une philosophie que l’on apprécie car la mode est « une chose pas sérieuse à prendre au sérieux ». Tous les clichés du style British sont sur le podium, jusqu’aux coupes de cheveux et lunettes gadgets. Attention, toutefois, les détails subtils et le bon goût sont au rendez-vous (comme les écouteurs dessinés par le talentueux will.i.am et siglés des deux « G » renversés). Pourrez-vous un jour porter ces looks dans leur intégralité ? Sûrement pas, sauf si vous allez à la fête déguisée de votre amie Molly. Non, mais vous accommoderez vos tenues autour des pièces fortes de ce défilé. On se comprend ?

 

Autant vous dire que la collection détonnait complètement avec le lieu, cette magnifique abbaye où se sont, entre autres, unies de nombreuses familles royales. De ce fait, le podium était spectaculairement long avec ses 30 mètres de sol en pierre.

 

Vous noterez au passage les fameuses chaussettes dans les chaussures à talons, que j'ai essayé de défendre tant bien que mal dans un précédent article

 

Voici donc trois looks que l’on retient pour cette collection pleine d’humour :

 

Le Jogging-Fourrure :

Oui, parce que tous les matins d'hiver, il vous prend l'idée d'enfiler votre plus beau manteau de fourrure (synthétique) pour aller faire votre jogging. Le look "je sors de chez moi en ayant enfilé ce qui me passe sous la main" est plusqu'à la mode ! Ca fait "femme qui vit à 400 km/h"... A vous de me prendre au sérieux, ou pas. 

 

 

Mamie Je-vais-chez-mon-primeur :

Il est temps de faire un tour chez vos grands-parents (ou ceux des autres) et de récupérer les fringues qui trainent dans les armoires, car 1) le foulard sur la tête, ce n'est pas qu'en cas de pluie, 2) le pull drapeau acheté comme souvenir en 1983 lors d'un voyage à Londres va être ultra-tendance, 3) la jupe écossaise sera au goût du jour que si vous découpez une toile brodée d'une scène de chasse et que vous cousez le morceau sur celle-ci. Tout est dit !

 

Diva Malabar :

Choisissez donc votre plus belle nuisette rose ou découpez votre robe dans le couvre-lit en soie de tatie Danielle. Pas de soutien-gorge, car la Diva moderne assume ses formes. C'est son côté bourgeois-bohème du "je m'en fiche, je suis comme je suis, qu'importe si ma bretelle tombe". Vous ferez attention, les bijoux sont tout droit tirés d'un lustre Baccara. On sera pas tatillons, un lustre Castorama fera l'affaire. 

 

 

L'écolière écolo :

Non, ce n'est pas le style "Fusilli Panzani vertes", c'est bel et bien des franfreluches qui donnent un côté rétro à votre manteau. Le gros noeud rouge est parfait pour vous situer en cas d'égarement dans un mouvement de foule : "heho je suis là ! Tu vois ma croix rouge sur mon col ?". Vous mettez un bibelot barroco à chaque oreille, des chaussettes de tennis dans des chaussures de Ronald MacDonald et l'affaire est dans le sac !

 

Découvrez l'ensemble du défilé sur le site de Vogue Runway ou le site officiel de la Maison Gucci (vidéo) et régalez-vous !

 

Crédits photos : Vogue Runway

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